La Llorona au Belize -

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Ce n’est un secret pour personne que le Belize incarne à la perfection le « melting-pot » omniprésent, mais ce que beaucoup ignorent, ce sont les traditions et les légendes urbaines qui perpétuent les cultures du Belize de génération en génération. Chaque culture et son peuple se nourrissent des histoires qui les définissent, et les Mayas, les Métis, les Créoles et les autres communautés du Belize ne font pas exception. Voici quelques-unes des « créatures » folkloriques du Belize qui hantent nos oreilles depuis notre enfance.

  1. Tata Duende. Ce nom, qui pourrait se traduire librement par « grand-père démon », désigne une créature curieuse réputée pour être le gardien de la forêt. De nombreux bûcherons ont juré avoir rencontré ce nain d’un mètre vingt aux « pieds à l’envers ». Coiffé d’un grand chapeau de paille et dépourvu de pouces, El Duende vit dans la forêt et, si vous l’apercevez, vous devriez cacher vos pouces pour qu’il ne vous fasse pas de mal. D’autres affirment qu’on sait qu’il est dans les parages lorsqu’on entend un sifflement lointain ou le son d’une guitare jouée la nuit.
  2. Anansi. Issu davantage du folklore caribéen que de celui du Belize, Anansi est une araignée rusée, connue pour son esprit vif et son talent à manipuler les gens. De nombreux contes pour enfants mettant en scène Anansi le décrivent en train de se sortir de situations délicates grâce à sa langue bien pendue ou de voler quelque chose sans se faire prendre. Quand quelqu'un t'appelle « Anansi », c'est très probablement pour faire référence à ta capacité à être un beau parleur capable de s'en tirer à bon compte.
  3. La Xtabai (ish-ta-bai). Séductrice envoûtante, cette créature mythique serait comparée à une déesse aux traits magnifiques et aux longs cheveux noirs et soyeux. Souvent invoquée pour effrayer les enfants ou les maris désobéissants, la légende raconte que La Xtabai attire les hommes ivres vers son arbre de ceiba où, s’ils tentent de s’enfuir, ils sont frappés d’une fièvre qui les ronge pendant des jours avant de finir par mourir. Certains prétendent qu'elle a des pattes de chèvre à la place des pieds, tandis que d'autres jurent qu'elle peut se métamorphoser en arbre épineux ou en serpent. Bien qu'il n'y ait pas d'origine précise pour ce conte, c'est l'un des plus singuliers du Belize.
  4. La Llorona. De loin la plus « populaire », La Llorona (la femme qui pleure) est un autre conte populaire commun aux pays d’Amérique latine. Bien que les versions de son origine varient, le consensus semble être qu’elle a noyé ses enfants dans un accès de rage contre son mari infidèle, et qu’elle erre désormais sur terre en gémissant de regrets et en cherchant à se venger. Beaucoup affirment avoir entendu les pleurs de La Llorona vers trois heures du matin, souvent sous un type d’arbre particulier dans certains villages ruraux. On la décrit souvent avec une chevelure sombre et abondante et une robe blanche. On dit qu’elle attire les hommes ivres vers la rivière où elle les noie ensuite.

Que ces contes populaires soient vrais ou non, ils constituent sans aucun doute le pilier des cultures du Belize. Pour en savoir plus sur les cultures du Belize, envoyez-nous un e-mail à [email protected] ou appelez-nous gratuitement au 1-800-624-0686.

Illustrations tirées de « Personnageset caricatures du folklore bélizien »

Tata Duende : folklore du Belize
La Llorona : folklore du Belize
Le folklore de La Xtabai au Belize